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terça-feira, 16 de agosto de 2011

Capítulo VIII - Sous les grandes chaînes

SOUS LES GRANDS CHÊNES

Eh bien! prenons patience, Germain, dit la petite Marie. Nous ne sommes pas mal sur cette petite hauteur. La pluie ne perce pas la feuillée de ces gros chênes, et nous pouvons allumer du feu, car je sens de vieilles souches qui ne tiennent à rien et qui sont assez sèches pour flamber. Vous avez bien du feu, Germain? Vous fumiez votre pipe tantôt.

SOB OS GRANDES CARVALHEIROS

Está bem! Tenhamos paciência, Germain, disse a Mariazinha. Nós não estamos mal sobre este montinho. A chuva não passa através da folhagem destes grandes carvalhos, e nós podemos acender um fogo, é que eu estou a sentir velhos troncos mortos que estão bastante secos para arder. Tendes aí ao menos fogo? Fumastes cachimbo à tardinha.

— J'en avais! mon briquet était sur le bât dans mon sac, avec le gibier que je portais à ma future; mais la maudite jument a tout emporté, même mon manteau, qu'elle va perdre et déchirer à toutes les branches.

- Tinha disso! O meu isqueiro estava na albarda, dentro do meu saco, com as peças de caça que trazia à minha futura, mas a maldita égua levou tudo, até mesmo o capote que ela vai perder e rasgar contra os ramos.

— Non pas, Germain; la bâtine, le manteau, le sac, tout est là par terre, à vos pieds. La Grise a cassé les sangles et tout jeté à côté d'elle en partant.
— C'est, vrai Dieu, certain! dit le laboureur; et si nous pouvons trouver un peu de bois mort à tâtons, nous réussirons à nous sécher et à nous réchauffer.

- Nada disso, Germain; a albarda, o capote, o saco, tudo está aí no chão aos vossos pés. A Grise quebrou a cilha e atirou tudo para o lado ao partir.
- É verdade, meu Deus, é certo! Disse o agricultor; e se nós pudermos encontrar um pouco de madeira morta às apalpadelas, conseguiremos secar-nos e aquecer-nos.

— Ce n'est pas difficile, dit la petite Marie, le bois mort craque partout sous les pieds; mais donnez-moi d'abord ici la bâtine.
— Qu'en veux-tu faire?
— Un lit pour le petit: non, pas comme ça, à l'envers; il ne roulera pas dans la ruelle; et c'est encore tout chaud du dos de la bête. Calez-moi ça de chaque côté avec ces pierres que vous voyez là!

- Não é difícil, disse a Mariazinha, a madeira seca estala por todo o lado, sob os pés, mas primeiramente dai-me aqui a albarda.
- O que queres fazer com isso?
- Uma cama para o pequeno: não, assim não, ao contrário; não rebolará na vereda, e está ainda tudo quente do lombo do animal. Travai-me isto de cada lado com as pedras que vedes aí!

— Je ne les vois pas, moi! Tu as donc des yeux de chat!
— Tenez! voilà qui est fait, Germain! Donnez-moi votre manteau, que j'enveloppe ses petits pieds, et ma cape par-dessus son corps. Voyez! s'il n'est pas couché là aussi bien que dans son lit! et tâtez-le comme il a chaud!
— C'est vrai! tu t'entends à soigner les enfants, Marie!

- Eu cá não os vejo. Tu tens, pois, olhos de gato! 
- Olhe! Eis como ficou, Germain! Dai-me a sua capote que eu envolvo-lhe os pezinhos nela, e coloco-lhe a minha capa por cima do corpo. Vejai! Se ele não está ali tão bem como na sua cama! E apalpe-o para ver como ele está quente!
- É verdade! Tu entendes-te a cuidar de crianças, Marie!

— Ce n'est pas bien sorcier. A présent, cherchez votre briquet dans votre sac, et je vais arranger le bois.
— Ce bois ne prendra jamais, il est trop humide.
— Vous doutez de tout, Germain! vous ne vous souvenez donc pas d'avoir été pâtour et d'avoir fait de grands feux aux champs, au beau milieu de la pluie?

- Não é nada difícil. Agora, procurai o vosso isqueiro no saco, e eu vou arranjar a lenha.
- Esta lenha não pegará fogo nunca, está muito molhada.
- Duvidais de tudo, Germain! Não vos recordais, pois, de terdes sido pastor e feito grandes fogos nos campos, bem no meio da chuva?

— Oui, c'est le talent des enfants qui gardent les bêtes; mais moi j'ai été toucheur de bœufs aussitôt que j'ai su marcher.
— C'est pour cela que vous êtes plus fort de vos bras qu'adroit de vos mains. Le voilà bâti ce bûcher, vous allez voir s'il ne flambera pas! Donnez-moi le feu et une poignée de fougère sèche. C'est bien! soufflez à présent; vous n'êtes pas poumonique?

- Sim, é o talento das crianças que guardam os animais; mas eu comecei a lidar com bois assim que aprendi a andar.
- É por isso que vós sois mais forte de braços que hábil de mãos. Eis construída a fogueira, ides ver se não arderá! Dai-me o fogo e um punhado de fetos secos. Está bem! Soprai agora, vós não sois doente dos pulmões!

— Non pas que je sache, dit Germain en soufflant comme un soufflet de forge. Au bout d'un instant, la flamme brilla, jeta d'abord une lumière rouge, et finit par s'élever en jets bleuâtres sous le feuillage des chênes, luttant contre la brume et séchant peu à peu l'atmosphère à dix pieds à la ronde.

- Não que eu saiba, disse Germain soprando como um fole de forja. Ao cabo de um instante, a chama brilhava, deitava primeiramente uma luz vermelha, e acabou por se levantar em jactos azulados, sob a folhagem dos carvalheiros, lutando contra a bruma e secando, pouco a pouco, a atmosfera dez pés em redor.

— Maintenant, je vais m'asseoir auprès du petit pour qu'il ne lui tombe pas d'étincelles sur le corps, dit la jeune fille.
Vous, mettez du bois et animez le feu, Germain! nous n'attraperons ici ni fièvre ni rhume, je vous en réponds.

- Agora, vou sentar-me perto do pequeno para que não lhe caiam centelhas sobre o corpo, disse a jovem rapariga.
Quanto a vós, metei lenha e animai o fogo, Germain! Nós não apanharemos aqui nem febre nem constipação, garanto-vos isso.

— Ma foi, tu es une fille d'esprit, dit Germain, et tu sais faire le feu comme une petite sorcière de nuit. Je me sens tout ranimé, et le cœur me revient; car avec les jambes mouillées jusqu'aux genoux, et l'idée de rester comme cela jusqu'au point du jour, j'étais de fort mauvaise humeur tout à l'heure.

- Palavra de honra! Tu és uma rapariga de espírito, disse Germain, e tu sabes fazer fogo como uma feiticeirazinha da noite. Sinto-me completamente reanimado, e o meu coração reconcilia-me; é que, com as pernas molhadas até aos joelhos e a ideia de ficar deste modo até ao nascer do dia, eu estava de muito mau humor há pouco.

— Et quand on est de mauvaise humeur, on ne s'avise de rien, reprit la petite Marie.
— Et tu n'es donc jamais de mauvaise humeur, toi?
— Eh non! jamais. A quoi bon?
— Oh! ce n'est bon à rien, certainement; mais le moyen de s'en empêcher, quand on a des ennuis! Dieu sait que tu n'en as pas manqué, toi, pourtant, ma pauvre petite: car tu n'as pas toujours été heureuse!

- E quando se está de mau humor, a gente não se apercebe de nada, replicou a Mariazinha.
- E tu mesmo nunca estás de mau humor?
- Pois não! Nunca. Para que serve estar?
- Oh! Isto não serve para nada, certamente; mas e o meio de nos impedirmos disso, quando temos aborrecimentos! Deus sabe que não te faltava nada disso, tu, portanto, minha pobre pequena: é que nem sempre foste feliz!

— C'est vrai, nous avons souffert, ma pauvre mère et moi. Nous avions du chagrin, mais nous ne perdions jamais courage.
— Je ne perdrais pas courage pour quelque ouvrage que ce fût, dit Germain; mais la misère me fâcherait; car je n'ai jamais manqué de rien. Ma femme m'avait fait riche et je le suis encore; je le serai tant que je travaillerai à la métairie: ce sera toujours, j'espère; mais chacun doit avoir sa peine! j'ai souffert autrement.

- É verdade, nós sofremos, a minha pobre mãe e eu. Tínhamos o desgosto, mas não perdíamos nunca a coragem.
- Eu não perderia a coragem perante qualquer trabalho que fosse, disse Germain, mas a miséria irritar-me-ia; é que nunca me faltou nada, a minha mulher fez-me rico, e sou-o ainda; sê-lo-ei tanto quanto trabalhar na fazenda; isto será sempre assim, espero, mas cada um deve ter o seu desgosto! Eu sofri de outra maneira.

— Oui, vous avez perdu votre femme, et c'est grand'pitié!
— N'est-ce pas?
— Oh! je l'ai bien pleurée, allez, Germain! car elle était si bonne! Tenez, n'en parlons plus; car je la pleurerais encore, tous mes chagrins sont en train de me revenir aujourd'hui.
— C'est vrai qu'elle t'aimait beaucoup, petite Marie! elle faisait grand cas de toi et de ta mère. Allons! tu pleures? Voyons, ma fille, je ne veux pas pleurer, moi...

- Sim, perdestes a vossa mulher, e isto é uma grande pena!
- Não é?
- Oh! Eu chorei-a muito, vamos lá, Germain! É que ela era tão boa! Olhai, não falemos mais nisso; é que eu chorá-la-ia ainda, todos os meus desgostos estão a voltar hoje.
- É verdade que ela gostava muito de ti Maria! Ela fazia muito caso de ti e da tua mãe. Vamos! Estás a chorar? Vejamos, minha filha, não quero chorar, eu…

— Vous pleurez, pourtant, Germain! Vous pleurez aussi! Quelle honte y a-t-il pour un homme à pleurer sa femme? Ne vous gênez pas, allez! je suis bien de moitié avec vous dans cette peine-là!
— Tu as un bon cœur, Marie, et ça me fait du bien de pleurer avec toi. Mais approche donc tes pieds du feu; tu as tes jupes toutes mouillées aussi, pauvre petite fille! Tiens, je vas prendre ta place auprès du petit, chauffe-toi mieux que ça.

- Chorais, portanto, Germain! Chorais também! Que vergonha há em um homem chorar a sua mulher? Não vos incomodeis, vamos! Eu partilho convosco esse desgosto!
- Então tu tens bom coração, Maria, e isto faz-me bem chorar contigo. Mas chega então os teus pés perto do fogo, tu tens as tuas saias todas molhadas também, pobre rapariguinha! Olha, vou tomar o teu lugar junto do pequeno, aquece-te melhor do que isso.

— J'ai assez chaud, dit Marie; et si vous voulez vous asseoir, prenez un coin du manteau, moi je suis très bien.
— Le fait est qu'on n'est pas mal ici, dit Germain en s'asseyant tout auprès d'elle. Il n'y a que la faim qui me tourmente un peu. Il est bien neuf heures du soir, et j'ai eu
tant de peine à marcher dans ces mauvais chemins, que je me sens tout affaibli. Est-ce que tu n'as pas faim, aussi, toi, Marie?

- Tenho calor suficiente, disse a Maria; e se quereis sentar-vos, pegai num canto do capote, eu estou muito bem.
- O facto é que não se está mal aqui, disse Germain sentando-se muito perto dela. Não há senão a fome a atormentar-me um pouco. São bem nove horas da noite, e eu tive tanta dificuldade em caminhar nestes maus caminhos que me sinto completamente enfraquecido. Não tens fome também, Maria?

— Moi? pas du tout. Je ne suis pas habituée, comme vous, à faire quatre repas, et j'ai été tant de fois me coucher sans souper, qu'une fois de plus ne m'étonne guère.
— Eh bien, c'est commode une femme comme toi; ça ne fait pas de dépense, dit Germain en soudant.

- Eu? Absolutamente nada. Não estou habituada, como vós, a ter quatro refeições, e deitei-me tantas vezes sem jantar que uma vez mais não me espanta nada. 
- Estás bem, é fácil uma mulher como tu; isto não faz despesa, disse Germain …

— Je ne suis pas une femme, dit naïvement Marie, sans s'apercevoir de la tournure que prenaient les idées du laboureur. Est-ce que vous rêvez?
— Oui, je crois que je rêve, répondit Germain; c'est la faim qui me fait divaguer peut-être!
— Que vous êtes donc gourmand! reprit-elle en s'égayant un peu à son tour; eh bien! si vous ne pouvez pas vivre cinq ou six heures sans manger, est-ce que vous n'avez pas là du gibier dans votre sac, et du feu pour le faire cuire?
— Diantre! c'est une bonne idée! mais le présent à mon futur beau-père?

- Eu não sou uma mulher, disse ingenuamente Maria, sem se aperceber do rumo que tomavam as ideias do agricultor.
- Sonhais?
- Sim, creio que sonho, respondeu Germain; é a fome que me faz divagar, talvez!
- Como sois comilão! Retorquiu ela alegrando-se um pouco; bem, uma vez que não podeis viver cinco ou seis horas sem comer, não tendes vós ali caça no vosso saco, e fogo para a cozer?
- Diacho! É uma boa ideia! Mas e o presente ao meu futuro sogro?

— Vous avez six perdrix et un lièvre! Je pense qu'il ne faut pas tout cela pour vous rassasier?
— Mais faire cuire cela ici, sans broche et sans landiers, ça deviendra du charbon!
— Non pas, dit la petite Marie; je me charge de vous le faire cuire sous la cendre sans goût de fumée. Est-ce que vous n'avez jamais attrapé d'alouettes dans les champs, et que vous ne les avez pas fait cuire entre deux pierres? Ah! c'est vrai!...

- Tendes seis perdizes e uma lebre! Penso que não é preciso tudo aquilo para saciar-vos?
- Mas cozer aquilo aqui, sem espeto e sem cão de chaminé, isso ficará um carvão!
- Nada fica nada, disse a Mariazinha; eu encarrego-me de fazer-vos cozê-lo sob a cinza sem gosto a fumo. Nunca apanhou cotovias nos campos, e nunca as fez assar entre duas pedras? Ah! É verdade!...

...j'oublie que vous n'avez pas été pastour! Voyons, plumez cette perdrix! Pas si fort! vous lui arrachez la peau!
— Tu pourrais bien plumer l'autre pour me montrer!
— Vous voulez donc en manger deux? Quel ogre! Allons, les voilà plumées, je vais les cuire.
— Tu ferais une parfaite cantinière, petite Marie; mais, par malheur, tu n'as pas de cantine, et je serai réduit à boire l'eau de cette mare.

...Esqueço-me que vós nunca fostes pastor! Vejamos, depenai esta perdiz! Não com tanta força! Vós arrancais lhe a pele!
- Tu poderias muito bem depenar outra para me mostrares!
- Quereis então comer duas delas? Que grande glutão! Vamos, ei-las depenadas, vou assá-las.
- Tu farias uma perfeita “cantineira”, Mariazinha; mas, por infelicidade, tu não tens cantina, e eu ficarei limitado a beber água deste charco.

— Vous voudriez du vin, pas vrai? Il vous faudrait peut-être du café? vous vous croyez à la foire sous la ramée ! Appelez l'aubergiste: de la liqueur au fin laboureur de Belair!
— Ah! petite méchante, vous vous moquez de moi? Vous ne boiriez pas du vin, vous, si vous en aviez?
— Moi? j'en ai bu ce soir avec vous chez la Rebec, pour la seconde fois de ma vie; mais si vous êtes bien sage, je vais vous en donner une bouteille quasi pleine, et du bon encore!

- Vós queríeis vinho, não é verdade? Far-vos-ia falta, talvez, café? Credes-vos na feira sob a ramada! Chamai a estalajadeira: licor para o fino agricultor de Belair!
- Ah! Marotinha, rides-vos de mim? Vós mesmo não beberíeis vinho se o tivésseis?
- Eu ? Eu bebi disso esta tarde convosco, na Rebec, pela segunda vez da minha vida; mas se vós sois muito sábio, vou dar-vos uma garrafa dele quase cheia e além disso do bom!

— Comment, Marie, tu es donc sorcière, décidément?
— Est-ce que vous n'avez pas fait la folie de demander deux bouteilles de vin à la Rebec? Vous en avez bu une avec votre petit, et j'ai à peine avalé trois gouttes de celle que vous aviez mise devant moi. Cependant vous les avez payées toutes les deux sans y regarder.
— Eh bien ?
— Eh bien, j'ai mis dans mon panier celle qui n'avait pas été bue, parce que j'ai pensé que vous ou votre petit auriez soif en route; et la voilà.

- Como, Maria, então tu és mesmo feiticeira?
- Vós não tivestes a extravagância de pedir duas garrafas de vinho na Rebec? Haveis bebido uma, com o vosso pequeno, e eu provei apenas três gotas daquela que pusestes à minha frente. Todavia, vós havei-las pago as duas sem reparar nisso.
- E então?
- E depois, eu coloquei dentro do meu cesto aquela que não tinha sido bebida, porque eu pensei que vós ou o vosso pequeno teriam sede pelo caminho; e ei-la ali.

— Tu es la fille la plus avisée que j'aie jamais rencontrée. Voyez! elle pleurait pourtant, cette pauvre enfant, en sortant de l'auberge! ça ne l'a pas empêchée de penser aux autres plus qu'à elle-même. Petite Marie, l'homme qui t'épousera ne sera pas sot.
— Je l'espère, car je n'aimerais pas un sot...

- Tu és a rapariga mais ponderada que eu jamais conheci.Vejam só! Chorava, portanto, esta pobre criança ao sair do albergue! Isto não a impediu de pensar mais nos outros do que em ela própria. Mariazinha, o homem que vier a esposar-te não será um idiota.
- Eu espero-o, porque eu não gostaria de um idiota...

...Allons, mangez vos perdrix, elles sont cuites à point; et, faute de pain, vous vous contenterez de châtaignes.
— Et où diable as-tu pris aussi des châtaignes?
— C'est bien étonnant! tout le long du chemin, j'en ai pris aux branches en passant, et j'en ai rempli mes poches.
— Et elles sont cuites aussi?
— A quoi donc aurais-je eu l'esprit si je ne les avais pas mises dans le feu dès qu'il a été allumé? Ça se fait toujours, aux champs.
— Ah çà, petite Marie, nous allons souper ensemble! je veux boire à ta santé et te souhaiter un bon mari... là, comme tu le souhaiterais toi-même. Dis-moi un peu cela!

...Vamos, comei as vossas perdizes, estão no ponto ideal; e, à falta de pão, contentar-vos-eis com castanhas.
- E onde diabo apanhaste tu também as castanhas?
- É muito espantoso! Ao longo de todo o caminho, apanhei-as dos ramos ao passar, e enchi os meus bolsos delas.
- E estão assadas também?
– Então, em que é que teria eu o espírito se não as tivesse posto no fogo desde que este foi aceso? Isto faz-se sempre, no campo.
- Anda, Mariazinha, nós vamos jantar juntos! Eu quero beber à tua saúde e desejar-te um bom marido… pois, como tu mesmo o desejarias. Conta-me lá um pouco !

— J'en serais fort empêchée, Germain, car je n'y ai pas encore songé.
— Comment, pas du tout? jamais? dit Germain, en commençant à manger avec un appétit de laboureur, mais coupant les meilleurs morceaux pour les offrir à sa compagne, qui refusa obstinément et se contenta de quelques châtaignes. Dis-moi donc, petite Marie, reprit-il, voyant qu'elle ne songeait pas à lui répondre, tu n'as pas encore eu l'idée du mariage? tu es en âge, pourtant!

- Eu ficaria muito embaraçada com isso, Germain, é que eu ainda não reflecti nisso.
- Como, absolutamente nada? Nunca? Disse Germain, começando a comer com um apetite de cultivador, mas cortando os melhores bocados para oferecê-los à sua companheira que recusou obstinadamente e contentou-se com algumas castanhas. Diz-me então, Mariazinha, voltou ele, vendo que ela não pensava em responder-lhe, tu não tiveste ainda a ideia de te casares? Tu estás na idade, portanto!

— Peut-être, dit-elle; mais je suis trop pauvre. Il faut au moins cent écus pour entrer en ménage, et je dois travailler cinq ou six ans pour les amasser.
— Pauvre fille! je voudrais que le père Maurice voulût bien me donner cent écus pour t'en faire cadeau.

- Talvez disse ela; mas eu sou muito pobre. É preciso ao menos cem escudos para casar, e eu tenho de trablahar cinco ou seis anos para os juntar.
- Pobre rapariga! Eu queria que o pai Maurice dejejasse muito dar-me cem escudos para dar-tos como presente.








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